Retour !

 

Nous quittons Pondichéry le 14 juin après cette année tout à fait exceptionnelle, pour, dans un premier temps le Sri Lanka, où nous avons programmé un voyage touristique de 9 jours. Nous rentrons en France le 23, avec, il faut bien l’avouer, beaucoup de nostalgie !

Nous laissons tout d’abord de nombreux amis : bien sûr tous les enfants, dont la joie de vivre va nous manquer, les indiens avec qui nous avons travaillé et tant partagé et reçu, et puis les quelques français expatriés avec qui nous avons sympathisé. Et les amitiés nouées dans ce cadre expatrié sont finalement beaucoup plus fortes que si nous avions été en France : l’amitié de Jeanne et de Maria est tout simplement magnifique, et à elle seule justifierait un tel voyage !

Nous remercions Sharana et les Frères de Saint Jean qui nous ont accueillis comme volontaires, tout le personnel du Lycée Français, si accueillant et disponible pour nous, tout au long de l’année, la chorale Notre Dame des Anges pour son esprit fraternel et son enseignement de la manière indienne d’apprendre les chants, et enfin, tous ceux qui nous ont aidé et soutenu pour ce projet.

L’expérience humaine vécue par notre famille a été extraordinaire, au sens fort du terme, tant le contact avec les plus pauvres est vivifiant. Leur joie de vivre est permanente, y compris au profond de l’épreuve, et nous interpelle tellement, vers la simplicité du bonheur.

Nos conditions de bénévoles avec Cécile, ont changé aussi nos relations aux autres, nous faisant découvrir combien l’homme est finalement bon, dès lors que l’on enlève toute relation commerciale ou financière.

Nous avons expérimenté la joie de servir, simplement, sans rien attendre en retour, et finalement la récompense est de recevoir au centuple, bien souvent uniquement par un beau sourire, une main donnée, un bras autour de l’épaule ou un câlin contre soi (les indiens sont très tactiles).

Enfin, il est difficile de ne pas évoquer la spiritualité : tout indien est spirituel dans sa croyance bien sûr, mais surtout dans tout son être intérieur, par le yoga notamment. Et cela l’ancre dans le présent. Tandis que que nous-mêmes, à leur différence, nous attachons à l’extérieur, et nous projetons constamment dans le passé et dans le futur. Leur déconnexion mentale a parfois été très déconcertante dans nos relations de travail, rien n’étant par exemple jamais programmé à l’avance ; mais où est finalement la bonne norme de « prise de tête » … ?

Tous ces enseignements vont maintenant devoir trouver leur place dans nos vies, et particulièrement celles de nos filles, lors de notre retour en France, pour les bâtir, davantage avec ces acquis, qu’avec des souvenirs, et pour continuer l’aventure vécue, au quotidien, où que nous soyons…

 

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